COMMUNIQUÉ À LA PRESSE du 18 juin 2003
Affaire Rylander –
Université de Genève : la confiance a ses limites !
Suite à l’article de M. Marco Gregori
paru dans Le Courrier du 17 juin dernier et notamment aux révélations de M.
le Prof. Eric Doelker, vice-recteur de l’Université
de Genève et de M. le Prof. Peter Suter, doyen de la
faculté de Médecine de Genève, nous tenons à relever :
M. le vice-recteur Doelker a
déclaré : « Nous avons toujours été au courant du fait que
l’argent provenait de Philip Morris, soit directement, soit par l’intermédiaire
de Ragnar Rylander »
« Nous avons été trompés dans la mesure où ne savions pas combien d’argent
Ragnar Rylander recevait
personnellement de la part de Philip Morris. Nous ignorions aussi qu’il avait
des activités beaucoup plus importantes qu’annoncé avec le cigarettier. »
M. le Doyen Suter a déclaré :
« L’Université est responsable de tous les fonds de recherches »
menées en son sein. Il ajoute que, dans le cas Rylander,
l’argent était versé à la comptabilité générale de l’Université…
Ces deux récentes déclarations viennent alors que :
Audience du 6 novembre 2001 devant le Tribunal de police
de Genève http://www.prevention.ch/rya2.htm
M. le Prof. André Rougemont a déclaré sous serment:
« Je peux expliquer que, si j’avais su en tant que directeur de
l’Institut de Médecine Sociale, ce que je suis depuis une dizaine d’années, que
le Professeur Rylander Ragnar
était consultant de Philip Morris je lui aurais demandé de choisir entre eux et
nous. »
Communiqué du Rectorat vendredi 30 mars 2001 http://www.prevention.ch/ryrectorat.htm
« Cette enquête fera toute la lumière sur les
allégations de manquements déontologiques et d’irrégularités administratives
relatives aux relations entre l’industrie du tabac et des chercheurs associés à
l’Université de Genève »
Communiqué de presse de l’Université de Genève du 20
décembre 2002 http://www.unige.ch/presse/communique/02-03/1220rylander.html
« En effet, d’après les faits, il est aujourd’hui clair
que le Professeur Rylander a caché ses sources de
financement, notamment
à la commission d’éthique chargée
d’examiner les protocoles de recherche et au rédacteur d’un journal réputé dans
le domaine de la santé publique. »
« Enfin, l’Université de Genève tient à souligner le
mérite de M.
A l’évidence des faits relevés, le Rectorat renonce à se
donner tous les moyens de découvrir la vérité. Nous voulons pour preuves les
faits que nous n’avons reçu à ce jour aucune demande d’être auditionnés, ni
surtout n’avons reçu de demande de mettre à disposition des enquêteurs les
résultats de nos recherches qui représentent collectivement des milliers
d’heures de travail et ceci en dépit des promesses faites par M. le Doyen de la
Faculté de Médecine Peter Suter et M. le Prof. Thimothy Harding lors de notre entrevue du 8 novembre 2002.
A cette occasion, on nous avait demandé notre accord pour que cette enquête
puisse être interne. Nous l’avions accepté faisant
confiance à nos deux interlocuteurs.
Au vu de ce qui précède et notamment des contradictions
flagrantes du Rectorat et d’une certaine réticence de l’Université de Genève à
clarifier en toute transparence ce très grave dysfonctionnement, nous estimons
que seule une enquête externe à l’Université de Genève sera garante de
restaurer la confiance en notre Alma Mater.
Par conséquent, nous tenons fermement, dès à présent, à
émettre toutes réserves quant aux conclusions que les deux Commissions
actuelles d’enquête interne seraient amenées à faire.
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Pascal
Président OxyGenève Médecin responsable CIPRET-Genève
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CIPRET-Genève / Rue Henri-Christiné
5 / Case postale 567 / CH-1211 Genève 4
P.S. Toute l’Affaire Rylander
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