Genève, le 12 décembre 2001
Mesdames, Messieurs,
Nos deux associations ont
pris aujourd'hui connaissance des conclusions et mesures du Rectorat de
l'Université de Genève, ainsi que du communiqué de presse qui les accompagne.
Nous applaudissons la
décision de l'Université de Genève de prendre ses distances avec l'industrie du
tabac et de recommander à tous ses membres de ne plus accepter de financement
provenant de l'industrie du tabac. C'est une décision claire, courageuse et
dont la portée est historique. Nous espérons que l'Université de Genève fera en
la matière des émules auprès des autres universités suisses et européennes.
Nous saluons la volonté
exprimée par le Rectorat d'introduire plus de transparence du financement de la
recherche et une plus grande moralisation de la recherche par la prise en
considération de droits fondamentaux tels que ceux liés à la santé publique.
Nous pensons que ces deux
mesures permettront d'éviter que la situation que nous avons dénoncée dans
notre conférence de presse du 29 mars ne se répète. A ce titre, nous sommes
satisfait que l'Université de Genève a pris, pour le futur, des mesures propres
à empêcher que l'industrie du tabac perpétue son infiltration des milieux
académiques à des fins de désinformation scientifique.
Nous observons aussi que
l'Université indique que les travaux de son ex-collaborateur, le Professeur
Ragnar Rylander, n'étaient pas d'une rigueur scientifique en tous points
irréprochable et constate que le choix de ses thèmes de recherche n'étaient pas
"innocents". Nous sommes satisfaits de la décision du Rectorat
d'inviter le Professeur Rylander et sa collaboratrice de prendre publiquement
leurs distances par rapport à l'utilisation tendancieuse, par l'industrie du
tabac, des conclusions de leurs recherches. En faisant référence à cette
utilisation tendancieuse par l'industrie du tabac, le Rectorat aborde, du bout
des lèvres, la fraude scientifique que nous dénoncions dans notre communiqué,
sans cependant entrer en matière.
Nos deux associations ont
par ailleurs pris bonne note que la Commission genevoise n'avait pris en compte
que le travail exclusif fait à Genève par le Professeur Rylander et son équipe,
ce qui explique certainement pourquoi MM Diethelm et Rielle n'ont pas été
sollicités pour mettre à disposition de la Commission tous les documents en
leur possession. Ainsi, si la Commission souligne qu'aucune fraude scientifique
n'a pu être mise en évidence dans le cadre stricte genevois, elle relève
l'utilisation de méthodes épidémiologiques peu rigoureuses par le Professeur
Rylander et sa responsabilité envers la société en publiant de tels résultats.
Cela conforte nos affirmations et le fait d'avoir dénoncé, lors de la
Conférence de presse du 29 mars dernier, la participation du Professeur
Rylander à une vaste fraude scientifique mondiale par les cigarettiers. La
plainte en diffamation déposée par le Professeur Rylander nous permettra
d’étayer auprès du Tribunal de Police, par le biais des explications des
activités extra-genevoises, les affirmations que nous avions tenues et
continuons à tenir.
Nous vous remercions
de votre attention et vous prions d’agréer nos plus cordiales salutations.
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Pascal Diethelm Dr
Jean-Charles Rielle
Président OxyGenève Médecin
responsable CIPRET-Genève
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